Extrait du documentaire TV réalisé par Diana Andringa en 1998 sur la vie et l’oeuvre de José Rodrigues Miguéis.
Extrait du documentaire TV réalisé par Diana Andringa en 1998 sur la vie et l’oeuvre de José Rodrigues Miguéis.
Conférence de Georges da Costa
Centre Calouste Gulbenkian | Résidence André de Gouveia | 5 décembre 2011
Image tirée des archives de Miguéis à la Brown University
En 1946, après une longue maladie, l’écrivain portugais José Rodrigues Miguéis revient vivre au Portugal. Mais il se sent de plus en plus étranger : étranger au pays où il est né (1901) et qu’il a quitté en 1935, et étranger à l’homme qu’il était au moment de son départ en exil. Après quelques mois, il repartira aux Etats-Unis où, malgré plusieurs tentatives de retour à la mère-patrie, il restera jusqu’à sa mort (1980).
Óscar Lopes a souligné que de nombreux récits de José Rodrigues Miguéis présentent des narrateurs qui se caractérisent par une même angoisse : celle de se sentir étranger. Ce sentiment d’étrangeté, nous l’aborderons ici à travers l’étude de l’ironie littéraire en jeu dans l’œuvre fictionnelle migueisienne : une ironie imposée par la biographie de l’écrivain, doublement exilé, de plus en plus éloigné de son pays natal et de la concrétisation de ses idéaux politiques au fil du temps ; une ironie indissociable d’une interrogation sur le sujet d’énonciation et d’une conception de l’homme comme assemblage sous tension d’éléments contradictoires ; une ironie, enfin, qui joue avec les règles génériques, les instances conventionnelles (personnage, narrateur auteur), et la frontière entre autobiographie et fiction. Nous nous attarderons en particulier sur la longue nouvelle A Múmia [La momie] dans laquelle Miguéis procède à une véritable mise en scène ironique de la multiplicité de l’être.
José Rodrigues Miguéis lit quelques uns des plus grands poètes portugais : ICI.
La correspondance de José Rodrigues Miguéis avec le nobel portugais maintenant disparu, José Saramago. Livre édité en juin 2010.
Quem sabe se a felicidade não seria exactamente esse pôr o homem a viver, no seu dia de hoje, a sua vida toda, integrar a memória total na parcela de homem que em cada dia somos? Ou talvez não fosse felicidade, talvez fosse um inferno – a irremediável saudade…
(Carta de José Saramago a José Rodrigues Miguéis, 7 de Junho de 1960)
Será por vaidade ou por ambição que nos escrevemos? (Para “ganhar a vida” – ou perdê-la – há bem melhores meios!)
Dizia o meu avô Sahil (de Góis), morto há quase 70 anos: “A ambição eleva o homem, a ambição o precipita”: Não sei a que Bíblia ele foi buscar esta filosofia. – Porque escrevo eu, se quando me liberto disso, e ando por aí sem destino, me sinto aliviado, livre e quase feliz? – Sim, porque no meio de tantas tormentas, tenho dias de calma e de quase-felicidade, que clarifico com a minha própria substância, os pensamentos!
(Carta de José Rodrigues Miguéis a José Saramago, 13 de Outubro de 1971)
Un autre texte en portugais de Ana Franco. ICI.
Un texte en portugais de Ana Franco. ICI.
Une analyse du conte “Arroz do céu” par Zenóbia Collares Moreira Cunha :
ICI.
Un conte inclus dans le recueil Gente da Terceira Classe.
A lire ICI.