La question autobiographique posée par José Rodrigues Miguéis dans Um homem sorri à morte – com meia cara

Communication réalisée par Georges da Costa lors de la Journée d’études organisée par le Centre de Recherches sur les Pays Lusophones (CREPAL) le 28 juin 2013 à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle.

homem_sorri_morteRésumé: La dimension autobiographique de l’oeuvre fictionnelle de José Rodrigues Miguéis (1901-1980) a été largement relevée par les critiques : Eduardo Lourenço, par exemple, affirme que « tout ce qui compte dans l’œuvre de Rodrigues Miguéis est intensément et obsessivement autobiographique ». On pourrait en effet lire une grande partie de la fiction migueisienne comme une autobiographie à peine transposée, tant la vie et les souvenirs de l’écrivain imprègnent ses fictions, tant l’auteur et ses différents narrateurs représentent souvent les deux faces d’une même pièce. En recousant fictionnellement le fil rompu d’un espace-temps fondateur, Miguéis, exilé aux Etats-Unis la majeure partie de sa vie, compose une œuvre fictionnelle qui met en question(s) la relation entre autobiographie et fiction et donc celle du lecteur avec le texte. Ce sont ces questions que je vais aborder ici et que pose particulièrement Um Homem Sorri à Morte – com Meia Cara.
Miguéis est surtout connu pour ses contes et nouvelles, notamment le recueil Léah e Outras Histórias, qui obtint en 1959 le premier Prix Camilo Castelo Branco. Parmi ses textes plus méconnus mais pourtant souvent cités et loués par les exégètes migueisiens, on trouve Um Homem Sorri à Morte – com Meia Cara, qualifié d’« extraordinaire » par A. J. Saraiva et Ó. Lopes et de « chef d’œuvre » par Jorge de Sena. Originellement publié en feuilleton dans le Diário de Lisboa en 1958, puis édité en volume en 1959, ce récit est actuellement présenté par l’éditeur sous l’étiquette générique de « récit autobiographique » : il s’agit en effet du récit de deux séjours de Miguéis dans les hôpitaux de New York, dont l’un paralysa l’écrivain sur la moitié du corps et faillit lui coûter la vie. Je diviserai mon intervention en deux parties : je débuterai par une étude générique afin de tenter de cerner dans quelle(s) catégorie(s) de l’autobiographie situer ce récit, puis je m’intéresserai ensuite à la manière dont il traduit la relation intime liant autobiographie et fiction. J’espère ainsi montrer en quoi Um Homem Sorri à Morte – com Meia Cara occupe une place très particulière dans l’œuvre migueisienne.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :