Os homens da Seara Nova | Les hommes de Seara Nova

Os homens d’A Sementeira não eram um partido nem queriam governar: mas esclarecer, inspirar, agitar problemas e indicar soluções. Embebidos de crítica histórica, e com tendências socializantes, preconizavam a reforma da educação e da mentalidade, acreditavam no advento da Razão, na eficácia das ideias puras, na transformação das coisas pelo espírito, no mérito pedagógico da pregação e da polémica, e tinham vocação da renúncia, o desprezo da hipocrisia, do empirismo e videirismo da existência nacional. Entre o « marasmo parlamentar » e a « agitação endémica das ruas », procuravam o meio-termo, a estrada lisa da persuasão, que levaria a uma política técnica e racional; em que os interesses privados, os caprichos e flutuações humorais dos homens não influíssem perniciosamente. Fiéis às liberdades cívicas, tinham da politicagem o mesmo horror que os seus maiores da Grande Geração nutriam pelo Constitucionalismo decadente: mas, se aqueles haviam feito sobretudo literatura, sátira e especulação, e derivado mesmo para a Autoridade, os iluminados d’A Sementeira intentavam refazer o regime, dentro do quadro nacional e actual, a golpes de doutrinação, sugerindo reformas concretas na educação, na economia, nos costumes e nas instituições democráticas. […] Tudo assim neles o fascinava: desejou actuar, como eles, ao sopro casto das intenções impessoais, desinteressadas. Combater no terreno das ideias era também, afinal, a maneira de evadir com elegância os seus próprios problemas.

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Les hommes d’A Sementeira ne formaient pas un parti et ne voulaient pas gouverner : mais éclairer, inspirer, discuter les problèmes et indiquer des solutions. Imprégnés de critique historique, et avec des tendances socialisantes, ils préconisaient la réforme de l’éducation et des mentalités, ils croyaient à l’avènement de la Raison, à l’efficacité des idées pures, à la transformation des choses par l’esprit, au mérite pédagogique de la propagande et de la polémique, et ils avaient la vocation du renoncement, le mépris de l’hypocrisie, de l’empirisme et de l’arrivisme de l’existence nationale. Entre le « marasme parlementaire » et « l’agitation endémique des rues », ils cherchaient le juste-milieu, le chemin sans aspérités de la persuasion, qui mènerait à une politique technique et rationnelle, où les intérêts privés, les caprices et les fluctuations d’humeur des hommes n’influeraient pas pernicieusement. Fidèles aux libertés civiques, ils avaient de la politicaille la même horreur que celle que leurs ancêtres de la Grande Génération nourrissaient à l’encontre du Constitutionnalisme décadent : mais si ces derniers avaient surtout fait de la littérature, de la satire et de la spéculation, et avaient dérivé vers l’Autorité, les illuminés d’A Sementaira essayaient de réparer le régime, à l’intérieur du cadre national actuel, à coup d’endoctrinement, en suggérant des réformes concrètes dans l’éducation, l’économie, les coutumes et les institutions démocratiques. […] Ainsi, tout en eux le fascinait : il voulut agir, comme eux, porté par le souffle chaste des intentions impersonnelles, désintéressées. Combattre sur le terrain des idées était aussi, finalement, la manière d’échapper avec élégance à ses propres problèmes.

(JRM, Idealista no mundo real)

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