O milagre de 1917 na pena de Miguéis e na lente de Barroso

2 juin 2013

Texte de Edimar Lisboa Aguiar : ICI.

Publicités

Chef-d’œuvre

31 mai 2013

Un des lieux communs les plus répandus après le 25 avril 1974 au sujet de la création littéraire concerne les chefs-d’œuvre que les écrivains auraient conservés dans leurs tiroirs, et qui n’auraient jamais pu voir le jour à cause de la Censure. En fait, on a vu que les tiroirs étaient vides, et que très peu de chefs-d’œuvre existaient – si l’on excepte O Milagre Segundo Salomé (1975) de José Rodrigues Miguéis, et Sinais de Fogo (1979) de Jorge de Sena.

(Nuno Júdice. « Le 25 avril et la création littéraire ». Travaux et documents, 2000, n° 7)


O Milagre Segundo Salomé: (Des)Encontros entre Miguéis e Barroso

27 décembre 2012

Dissertação de Mestrado: ICI.


L’identité nationale portugaise vue à travers ‘O Milagre Segundo Salomé’ de José Rodrigues Miguéis

26 octobre 2003

milagre2Bien qu’ayant acquis la nationalité américaine et passé près de la moitié de sa vie aux Etats-Unis, José Rodrigues Miguéis (1901-1980) s’est toujours défini comme Portugais et a continué à écrire dans sa langue natale. Il s’est souvent plaint du peu de cas que le Portugal a fait de son œuvre et a beaucoup souffert de son exil volontaire , qui, comme tout exil, l’a amené à se confronter à la problématique identitaire, et, par la même occasion, à questionner l’identité nationale portugaise.
C’est ce qu’il fait en particulier dans O Milagre Segundo Salomé, long roman où la nation, objet de conversations, d’inquiétudes, de stratégies, et parfois de théorisation, est le personnage collectif dont on parle le plus.
Miguéis est né au début du XXè siècle, en pleine période d’agitation politique au Portugal : la monarchie laisse la place à une République qui ne tiendra que quelques années, années qui se révèleront primordiales pour les destins du Portugal et de l’écrivain. O Milagre Segundo Salomé retrace cette époque où le Portugal prend des chemins qui mèneront finalement à la dictature.
A travers le parcours du personnage principal, Salomé, successivement paysanne, employée de maison, prostituée, déesse de l’amour, sainte, et, finalement, simple femme, Miguéis pose à la fois le problème de la construction de l’identité de l’individu et de celle de la nation. Allant parfois jusqu’à l’essai politique, il réunit tous les ingrédients et acteurs qui participent à la construction de l’identité nationale portugaise du début du XXè siècle, en faisant une des principales thématiques du roman.

Par Georges da Costa

Lire le texte entier au format pdf

Rédigé en 2003 et publié dans la revue Latitudes